Intelligence artificielle 22 octobre 2026 · mis à jour le 22 octobre 2026

Comment faire une newsletter : créer et envoyer avec un assistant IA

Guide BienveNum : comment faire une newsletter avec Claude, avec la page d’accueil de VaEmail
Guide pratique · Newsletter

Comment faire une newsletter quand on dirige une petite structure et que le temps manque ? Il faut une audience, une ligne éditoriale et un rythme tenu, pas de compétence technique. Un assistant IA prépare le gros du brouillon. Nous l’appliquons à « L’actu BienveNum », avec Claude.

Une précision avant de commencer

VaEmail, l’outil d’envoi cité dans cet article, c’est nous qui l’avons conçu. C’est l’outil d’emailing de l’Agence SW, agence de marketing digital fondée à Nancy en 2011 (source : vaemail.fr/qui-sommes-nous, 22 octobre 2026). Nous sommes donc juge et partie sur ce point, et nous le disons chaque fois que nous en parlons.

Page d’accueil de VaEmail, outil d’envoi d’e-mails et de newsletters
La page d’accueil de VaEmail. Capture du 22/10/2026

« L’actu BienveNum » part par VaEmail. Nous l’avons construit avec Claude parce que nous en avions besoin : les prix y sont publics, l’infrastructure est européenne, et l’assistant peut créer le brouillon directement dans l’outil, sans copier-coller.

Par où commencer pour faire une newsletter ?

Avant d’écrire, répondez à trois questions. Une newsletter est un moyen de communication directe avec vos abonnés, pas une vitrine de plus. Elle fonctionne quand chaque numéro apporte quelque chose d’utile à celui qui le lit.

QuestionCe que vous décidezChez « L’actu BienveNum »
À qui parlez-vous ?Votre audience : clients, prospects, abonnésLes abonnés de notre liste, environ 3 700 destinataires au numéro 6
Que leur promettez-vous ?Un bénéfice précis à chaque numéroUn bloc IA, une rubrique vidéo, une introduction renouvelée
À quelle fréquence ?La fréquence d’envoi, à tenir dans la duréeUn numéro par semaine, le lundi
Les trois décisions à prendre avant le premier numéro.

Notez ensuite votre ligne éditoriale en quelques phrases : le ton, les rubriques et ce que vous ne ferez jamais. Pour tenir le rythme, vous pouvez construire un calendrier éditorial avec l’IA. Ce texte servira de cadre à chaque numéro, et plus tard à votre assistant.

Pensez enfin à votre liste d’emails. Collectez des adresses avec l’accord des personnes, par un formulaire sur votre site web, et gardez la trace de ce consentement : le RGPD exige un consentement clair pour les particuliers (B2C), et en B2B la désinscription simple reste obligatoire. Un prospect qui s’inscrit lui-même lira bien plus volontiers qu’un contact acheté.

Peut-on faire une newsletter avec un assistant IA ?

Oui, à condition de rester l’éditeur. L’assistant trie la veille (voir notre méthode de veille en 10 minutes), propose les sujets, écrit un premier brouillon dans votre ton, puis vérifie la cohérence de chaque bloc. Notre article sur ChatGPT pour écrire une newsletter pose les limites de l’exercice.

Nous avons choisi Claude. Chaque numéro est préparé ainsi : Claude rassemble la veille, rédige les rubriques, assemble le message et dépose le brouillon dans l’outil d’envoi.

VaEmail propose pour cela un connecteur pour Claude et ChatGPT : l’agent lit vos campagnes et vos statistiques, crée les brouillons et vous envoie un test, et vous gardez la main sur l’envoi.

Page de VaEmail expliquant comment connecter Claude ou ChatGPT pour préparer ses newsletters en conversation
La page du connecteur IA de VaEmail. Capture du 22/10/2026

Mon avis

Dans mon usage, le temps gagné sur le brouillon sert à relire. Chaque numéro part vers des milliers de personnes : l’assistant prépare, je décide d’envoyer. Si vous ne gardez qu’une règle de cet article, gardez celle-là.

Hugo Vasseur, Agence SW

Pour approfondir l’outil lui-même, découvrez les fonctions de Claude à exploiter avec votre abonnement. Si vous êtes indépendant ou en TPE, notre guide Claude IA pour TPE et freelances montre d’autres usages.

Comment créer et envoyer une newsletter en cinq étapes ?

ÉtapeCe que vous faitesÀ retenir
1. Fixer l’objectifInformer, fidéliser ou convaincre un prospectUn seul but par numéro
2. Réunir l’audienceUn formulaire sur votre site et des adresses consentiesGardez la trace du consentement
3. Choisir un gabaritUne mise en page simple, réutilisée à chaque envoiLisible sur mobile
4. Rédiger avec l’assistantDonnez ligne éditoriale, sources et longueur, puis demandez un brouillonRelisez tout, même un bon brouillon
5. Tester puis envoyerUn test sur votre boîte, une relecture, puis la programmationOuvrez le test sur mobile
L’ordre que nous suivons, et que vous pouvez reprendre sans vous disperser.

Que mettre dans le contenu d’une newsletter ?

Le contenu doit servir le lecteur avant de servir votre offre. Pour une activité B2B, trois ou quatre rubriques courtes fonctionnent bien : une actualité de votre secteur, un conseil pratique, un exemple vécu et un appel à l’action unique. « L’actu BienveNum » suit ce schéma, avec un bloc consacré à l’IA, une rubrique vidéo et une introduction qui change à chaque numéro.

Astuce pour l’objet de l’e-mail

C’est l’objet qui décide de l’ouverture. Demandez à l’assistant dix propositions, puis gardez celle qui reste fidèle au contenu. Un objet accrocheur qui déçoit à la lecture coûte plus cher en confiance qu’un objet sobre.

Quel outil choisir pour envoyer une newsletter ?

Il faut une plateforme d’emailing : elle stocke vos adresses, met en page le message, gère les désinscriptions et mesure les résultats. Choisissez-la selon la taille de votre liste et votre aisance. En octobre 2026, Brevo propose un plan gratuit limité à 300 e-mails par jour (source : brevo.com/fr/pricing) et Mailchimp un essai gratuit de 14 jours. Mailjet se présente comme un logiciel d’emailing pour développeurs et marketeurs. Vérifiez toujours les limites des versions gratuites : elles varient d’un outil à l’autre.

Page d’accueil de Brevo, plateforme d’emailing proposant une inscription gratuite
Page d’accueil de Mailchimp, avec un essai gratuit de 14 jours
Page d’accueil de Mailjet, logiciel d’emailing pour développeurs et marketeurs
OutilOffre pour démarrerSource
BrevoPlan gratuit, 300 e-mails par jourbrevo.com/fr/pricing, 21/10/2026
Brevo Starter7 € par mois pour 5 000 e-mails, 14 € pour 10 000brevo.com/fr/pricing, 21/10/2026
MailchimpEssai gratuit de 14 jourspage d’accueil Mailchimp, octobre 2026
Offres d’entrée relevées en octobre 2026. Vérifiez les limites sur le site de chaque outil avant de vous décider.

Mon avis

Pour une petite liste, testez d’abord le plan gratuit de Brevo : il suffit souvent pour un premier numéro. VaEmail devient intéressant quand le volume monte ou quand vous voulez piloter vos envois depuis un assistant. Je vous le dis en connaissance de cause : nous l’avons fait pour nos propres besoins, donc je ne suis pas neutre.

Hugo Vasseur, Agence SW
VaEmail
Comparez les tarifs sur vos volumes

Les prix de VaEmail sont publics et affichés hors taxes. Regardez la grille avant de choisir votre outil d’envoi.

Voir les tarifs VaEmail →

Combien coûte l’envoi à grand volume ?

Grille de tarifs VaEmail comparée à Brevo Standard et Mailjet pour 50 000 et 100 000 e-mails par mois
La grille de tarifs de VaEmail. Capture du 22/10/2026

Regardez la grille publique de VaEmail : prix hors taxes, sans engagement, avec la source et la date de relevé des tarifs de Brevo et de Mailjet.

E-mails par moisBrevo StarterBrevo StandardMailjet EssentielMailjet PremiumVaEmail
Jusqu’à 50 00047 €79 €37 €53 €39,50 € HT
Jusqu’à 100 00070 €129 €non proposé101 €64,50 € HT
Prix mensuels affichés, relevés le 21 octobre 2026 sur brevo.com/fr/pricing et vaemail.fr/tarifs ; Mailjet d’après le comparatif de vaemail.fr/tarifs du 5 octobre 2026. VaEmail est affiché hors taxes ; Brevo et Mailjet ne précisent pas hors taxes ou TTC dans notre relevé. Les fonctions incluses diffèrent d’un plan à l’autre, et ce tableau ne dit rien de la délivrabilité.

Pour 50 000 e-mails par mois, le forfait Brevo Standard s’affiche à 79 € en facturation mensuelle, et à 71,08 € par mois avec l’engagement annuel proposé par défaut sur la page.

Page de tarifs Brevo, forfait Standard, curseur de volume réglé sur 50 000 e-mails par mois : 79 € par mois en facturation mensuelle
Brevo Standard à 50 000 e-mails par mois. Capture du 22/10/2026
Page de tarifs Brevo, forfait Standard, curseur de volume réglé sur 100 000 e-mails par mois : 129 € par mois en facturation mensuelle
Brevo Standard à 100 000 e-mails par mois. Capture du 22/10/2026

Pour 100 000 e-mails par mois, le même forfait s’affiche à 129 € en facturation mensuelle, et à 116,08 € par mois avec l’engagement annuel.

Lisez ce tableau avec prudence : Mailjet Essentiel affiche 37 € pour 50 000 e-mails contre 39,50 € HT chez VaEmail, et les fonctions incluses diffèrent d’un plan à l’autre.

Que donne un vrai envoi ? Le numéro 6 de « L’actu BienveNum »

Le numéro 6, premier numéro envoyé par VaEmail, est parti le 9 septembre 2026 à environ 3 700 destinataires. Un domaine d’envoi neuf doit gagner la confiance des messageries avant d’écouler un tel volume. L’envoi a donc été étalé sur huit jours, avec un volume croissant chaque jour, pour que les messageries accordent leur confiance au nouveau domaine. Nous avons accepté ce délai plutôt que de risquer le spam.

Sur 3 660 envois, le taux d’ouverture unique est de 35,71 % et le clic unique de 1,09 %. La désinscription est à 0,57 % et les plaintes à 0,03 %. Nous ne comparons pas ces chiffres à ceux de l’outil précédent : les méthodes de comptage des ouvertures ne sont pas les mêmes d’un outil à l’autre, et ce taux est de moins en moins fiable. Le rebond dur, à 0,82 %, s’explique sans doute par un premier envoi sur une base ancienne. Nous surveillons son retour sous 0,2 % aux numéros suivants.

IndicateurNuméro 6 (9 septembre 2026)
Envois3 660
Ouverture unique35,71 %
Clic unique1,09 %
Désinscription0,57 %
Plaintes0,03 %
Rebond dur0,82 %
Source : statistiques de la campagne dans VaEmail. Les ouvertures sont de moins en moins fiables : à lire comme un repère interne, pas comme un comparatif avec un autre outil.

Notre rythme actuel : un numéro par semaine, le lundi (nous avons commencé par un numéro tous les quinze jours).

Quels pièges avons-nous rencontrés en créant la newsletter ?

Les trois viennent de l’assemblage du message, pas du texte : l’étape où l’on fait confiance à l’automatisation sans la relire.

PiègeCe qui s’est passéCe que nous avons changé
Une image coupant une phrase en deuxDans la rubrique vidéo du numéro 6, un bloc image s’était glissé au milieu d’une phrase. Les 50 premiers destinataires ont reçu cette version.Corrigé avant l’envoi au reste de la liste
Un bandeau d’introduction jamais réécritÀ trois reprises, le gabarit a conservé l’intro du numéro précédent : seuls l’accroche et le texte d’aperçu avaient été remplacés.L’automatisation refuse de partir si l’ancienne introduction est encore présente
Une campagne dupliquée par erreurNotre automatisation créait un nouveau brouillon à chaque lancement sans consigne précise. Un brouillon en trop a été supprimé.Elle exige maintenant une consigne explicite avant de créer une campagne
Trois erreurs réelles de l’assemblage, relevées sur nos propres envois.

Mon avis

L’étalement de l’envoi nous a sauvés. J’ai pu corriger le défaut d’image alors que plus de 3 600 personnes ne l’avaient pas encore reçu. La relecture reste notre travail, même quand l’assistant a tout préparé.

Hugo Vasseur, Agence SW
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Comment tester, programmer et mesurer un envoi ?

Avant chaque envoi, relisez l’objet, l’accroche et chaque lien. Envoyez-vous un test et ouvrez-le sur mobile. Choisissez ensuite la date et une heure, puis tenez-vous-y : la régularité compte plus que le créneau idéal. Une fois la campagne partie, suivez le taux d’ouverture, le clic, les désinscriptions et les plaintes, et comparez toujours avec vos propres numéros précédents.

Pour éviter le spam, n’écrivez qu’à des personnes qui ont donné leur accord, proposez un lien de désinscription visible et retirez les adresses qui rebondissent. Si votre liste grandit, vous pourrez segmenter vos abonnés selon leurs centres d’intérêt, et prévoir des relances ciblées.

Quelles bonnes pratiques pour créer une newsletter efficace ?

Quatre réflexes suffisent : un objet accrocheur et honnête, un contenu de qualité plutôt qu’un volume de liens, un seul appel à l’action par numéro, et une relecture humaine avant chaque envoi, même quand l’IA a rédigé le brouillon.

Si vous ne savez pas où commencer, lancez un seul numéro. Écrivez la ligne éditoriale, demandez un brouillon à l’assistant, corrigez-le, envoyez-le à vous-même, puis aux abonnés. Vous retrouverez d’autres méthodes dans notre rubrique consacrée à l’IA.

Questions fréquentes sur la newsletter

Comment faire une newsletter gratuitement ?

Choisissez une plateforme qui propose un accès gratuit, créez votre liste avec des adresses consenties, puis envoyez votre premier numéro. Le plan gratuit de Brevo permet 300 e-mails par jour au 22 octobre 2026 ; au-delà, il faut un plan payant.

Peut-on créer une newsletter avec un assistant IA sans compétences techniques ?

Oui. Rédiger, trier et relire ne demandent aucun code. La partie technique concerne l’outil d’envoi, que vous pouvez garder tel quel.

Un assistant IA peut-il envoyer la newsletter à ma place ?

Techniquement oui, selon l’outil. Nous recommandons de garder la décision d’envoi humaine, car une erreur part vers des milliers de personnes.

À quelle fréquence envoyer une newsletter ?

La fréquence que vous pouvez tenir. Chez nous, un numéro par semaine, le lundi.

Pourquoi étaler l’envoi sur plusieurs jours ?

Un domaine d’envoi récent doit gagner la confiance des messageries. Un volume trop fort d’un coup augmente le risque de finir en spam.

Quels indicateurs suivre après un envoi ?

Le taux d’ouverture, le taux de clic, les désinscriptions, les plaintes et les rebonds. Comparez avec vos envois précédents.

Faut-il prévenir ses lecteurs qu’une IA aide à rédiger ?

Les obligations dépendent du contexte, mais informer vos lecteurs reste une bonne pratique qui renforce la confiance. Vous restez responsable du contenu.

Par où commencer pour une petite entreprise ?

Commencez par un seul numéro, avec une ligne éditoriale écrite, un brouillon par l’assistant et une relecture complète. Ajoutez l’automatisation au fil des numéros.

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À propos de l'auteur

Hugo Vasseur

Hugo Vasseur

Hugo Vasseur est chef de projet à l'Agence SW. Spécialiste du SEO, du content marketing et de la stratégie digitale, il forme les indépendants et TPE à développer leur visibilité…

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