
Un site WordPress qui disparaît du jour au lendemain, ça n’arrive pas qu’aux autres. Une mise à jour qui casse tout, une fausse manipulation, une attaque par ransomware ou un serveur qui prend feu : dans tous ces cas, votre seule assurance-vie, c’est une sauvegarde propre et récupérable. La sauvegarde WordPress est la brique la plus négligée de la sécurité d’un site WordPress, alors que c’est celle qui vous sauve dans la grande majorité des incidents. Voici comment sauvegarder votre site simplement, et surtout comment le restaurer vraiment le jour où ça tourne mal.
Une sauvegarde complète, c’est quoi ? Un site WordPress repose sur deux composants : les fichiers du site (dont le dossier wp-content avec vos médias, thèmes et extensions) et la base de données qui stocke vos articles, pages, utilisateurs et réglages. Une vraie sauvegarde WordPress contient les deux, réunis dans un fichier que l’on peut restaurer d’un seul tenant. L’un sans l’autre ne remonte jamais un site fonctionnel.
Table des matières
Pourquoi sauvegarder son site WordPress n’est pas optionnel
On imagine toujours le pirate encapuchonné, mais la vérité est plus banale. La plupart des sites qui tombent ne sont pas piratés : ils sont cassés par une erreur humaine. Une mise à jour de plugin qui plante, un thème mal configuré, un prestataire qui touche au mauvais fichier, ou même un simple défaut de paiement de l’hébergement.
Et quand ce n’est pas vous, c’est parfois l’imprévisible. En mars 2021, un incendie a ravagé les datacenters d’OVH à Strasbourg. Des milliers de sites ont disparu. Le pire ? Beaucoup d’entreprises pensaient être couvertes par les sauvegardes de leur hébergeur, sauf que ces sauvegardes étaient stockées dans la salle d’à côté, qui a brûlé elle aussi. Ceux qui avaient une copie ailleurs ont remonté leur site en quelques heures. Les autres ont tout perdu.
Que faut-il sauvegarder exactement ?
Sauvegarder l’un sans l’autre revient à garder les clés d’une maison sans les murs. Une sauvegarde complète doit toujours contenir ces deux composants.
Le coeur de WordPress, vos thèmes, vos extensions et surtout le dossier wp-content avec toutes vos images et vos médias. Ce sont les fichiers de votre site tels qu’ils vivent sur le serveur.
La base de données WordPress stocke vos articles, vos pages, vos utilisateurs, vos commentaires et toute la configuration. Sans elle, vos fichiers ne sont qu’une coquille vide.
Les 3 méthodes pour sauvegarder un site WordPress
Il existe trois grandes façons de sauvegarder son site, de la plus recommandée à la plus dépannage. Le bon réflexe est de combiner un plugin de sauvegarde fiable avec un stockage hors site, en gardant la sauvegarde hébergeur comme filet de secours.
Méthode 1 : le plugin de sauvegarde (recommandé)
C’est la méthode reine. Un plugin de sauvegarde automatise tout : il crée une sauvegarde complète, l’envoie où vous voulez et permet de restaurer en quelques clics. Le critère qui compte le plus n’est pas la vitesse, mais la capacité à restaurer votre site même quand il est complètement HS. Un bon outil de sauvegarde reconstruit le site sans exiger qu’une installation WordPress fonctionne déjà. C’est exactement ce qui fait la différence un jour de crise.

Méthode 2 : la sauvegarde manuelle (FTP + base de données)
Vous récupérez les fichiers de votre site par FTP, puis la base de données via l’outil de votre hébergeur (souvent phpMyAdmin). C’est gratuit et complet, mais lent, technique et difficilement automatisable. À réserver à ceux qui savent bidouiller.
Méthode 3 : la sauvegarde de l’hébergeur (filet de secours)
La plupart des hébergeurs proposent une sauvegarde automatique gratuite, souvent limitée aux deux derniers mois. Pratique, mais à ne jamais considérer comme votre unique protection : un pirate peut déposer un fichier dormant il y a trois mois et ne l’activer qu’aujourd’hui, hors de portée de la fenêtre de restauration.
Quel plugin de sauvegarde WordPress choisir ?
Parmi les extensions de sauvegarde WordPress les plus populaires, trois reviennent en agence. Le bon choix dépend surtout de votre besoin de restauration et de la taille de votre site.
| Plugin | Points forts | Pour qui |
|---|---|---|
| UpdraftPlus | Le plus répandu, sauvegarde automatique programmée, envoi vers Google Drive, Dropbox ou FTP | La majorité des sites, sauvegardes régulières sans y penser |
| Duplicator | Sauvegarde le coeur de WordPress, vos fichiers et la base complète, exclusion de dossiers et de tables possible | Migrations et sites avec une structure sur mesure |
| All-in-One WP Migration | Restauration très simple et fiable, tout dans un seul fichier | Ceux qui veulent restaurer sans prise de tête |
Quel que soit l’outil de sauvegarde, vérifiez qu’il permet de sauvegarder régulièrement de façon automatique et d’exporter la copie en dehors du serveur. Un plugin qui ne stocke que la dernière sauvegarde sur le même hébergement ne vous protège pas d’une panne de cet hébergement.
Pensez aussi à la destination de vos fichiers de sauvegarde. Les meilleures extensions de sauvegarde envoient automatiquement la copie vers un service de sauvegarde externe : Google Drive, Dropbox, Amazon S3 ou un serveur FTP distant. C’est exactement ce qui transforme une simple copie locale en vraie protection hors site, sans le moindre effort une fois la configuration faite. Sur un site un peu lourd, vérifiez aussi que l’outil gère bien la taille de votre site sans faire tomber le serveur pendant la sauvegarde.
La règle d’or : une sauvegarde hors site
Si vous ne devez retenir qu’une chose, c’est celle-ci : gardez toujours une sauvegarde régulière hors site. Une copie qui vit ailleurs que sur votre hébergement vous protège des pannes, des incendies et des failles de sécurité qui touchent le serveur lui-même. Concrètement, appliquez la règle 3-2-1.

- 3 copies de vos donnéesLa version en ligne plus deux sauvegardes distinctes, pour ne jamais dépendre d’un seul point.
- 2 supports différentsPar exemple un disque dur externe et un stockage cloud, pour éviter la panne commune.
- 1 copie hors siteAu moins une sauvegarde ailleurs que chez votre hébergeur : Google Drive, un FTP distant, un autre hébergeur ou un cloud comme Amazon.
Pourquoi cette obsession du hors site ? Parce que les sauvegardes hébergeur ont leurs limites, parfois absurdes. Certains hébergeurs mutualisés plafonnent le nombre de fichiers autorisés : lors d’une restauration, ils recopient l’ancienne version dans un dossier temporaire, l’espace explose au-delà du quota, et la restauration échoue au moment où vous en avez le plus besoin. Une copie indépendante vous met à l’abri de ce genre de mauvaise surprise.
Automatisez et testez votre sauvegarde
Une sauvegarde qu’on oublie de lancer ne sert à rien. Programmez une sauvegarde automatique à une fréquence adaptée à votre activité : hebdomadaire pour un site vitrine, quotidienne pour une boutique. Et surtout, faites l’exercice le plus négligé de tous : restaurer une sauvegarde sur un environnement de test.
Autre réflexe qui sauve : déclencher une sauvegarde manuelle juste avant une intervention à risque, comme une mise à jour majeure de WordPress, l’installation d’une nouvelle extension ou une retouche du thème. Si quelque chose casse, vous restaurez la version d’il y a cinq minutes au lieu de repartir de la sauvegarde de la veille. Couplée à un plugin qui tourne en arrière-plan, cette habitude couvre la quasi-totalité des situations qui font paniquer un propriétaire de site.
Votre routine de sauvegarde saine. Une sauvegarde complète automatique et programmée (fichiers et base de données), un envoi automatique vers un stockage hors site, un test de restauration réel au moins une fois pour valider que ça remonte vraiment, la sauvegarde hébergeur gardée comme secours et jamais comme unique protection, et une vérification après chaque grosse mise à jour de maintenance WordPress.
Les erreurs de sauvegarde qui coûtent le plus cher
Même avec un plugin de sauvegarde installé, trois erreurs reviennent sans cesse et transforment une fausse sécurité en catastrophe le jour de l’incident. Les connaître, c’est déjà les éviter.
- Croire qu’une sauvegarde existe sans jamais l’avoir testée. Un fichier de sauvegarde corrompu ou incomplet ne vaut rien. Tant que vous n’avez pas fait l’exercice de restaurer votre site pour de vrai, vous ne savez pas si votre dernière sauvegarde fonctionne vraiment.
- Tout stocker au même endroit. Une sauvegarde posée sur le même hébergement que le site disparaît avec lui en cas de panne, de piratage ou de défaut de paiement. Sans copie hors site, vous n’avez pas de vraie sauvegarde de votre site WordPress.
- Ne sauvegarder que les fichiers, ou que la base de données. Il faut les deux pour reconstruire un site fonctionnel. Une sauvegarde partielle vous laisse avec une coquille vide au pire moment.
À ces classiques s’ajoute la fréquence trop faible. Une sauvegarde mensuelle sur un site qui bouge chaque semaine vous fait perdre des semaines de travail. Le bon réflexe : sauvegarder régulièrement, adapter le rythme à votre activité, et surtout conserver plusieurs sauvegardes successives. Garder plusieurs versions vous permet de revenir à un point antérieur si un problème est passé inaperçu pendant quelques jours, plutôt que de restaurer une version déjà compromise.
Et si vous n’avez aucune sauvegarde ?
Le pire scénario : le site est mort et il n’existe aucune sauvegarde de votre site WordPress. Tout n’est pas perdu pour autant. The Wayback Machine archive régulièrement les pages publiques du web et permet parfois de récupérer une bonne partie du contenu d’un site disparu. Des outils, et même l’intelligence artificielle comme Claude, peuvent aider à reconstruire un site à partir de cet historique ou à auditer les fichiers de votre site après une compromission. C’est une bouée de secours, pas une stratégie : rien ne remplace une vraie sauvegarde.
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Sauvegarder son site WordPress, c’est refuser de jouer sa présence en ligne à pile ou face. Une sauvegarde complète, automatique, testée et stockée hors site vous coûte quelques minutes de configuration et vous évite des semaines de galère. Mettez-la en place aujourd’hui, avant d’en avoir besoin.
Questions fréquentes sur la sauvegarde WordPress
Cela dépend de la vie de votre site. Un site vitrine peu modifié se contente d’une sauvegarde hebdomadaire. Un site e-commerce ou un blog mis à jour souvent mérite une sauvegarde automatique quotidienne, pour ne jamais perdre plus d’une journée de données.
La version gratuite d’un plugin de sauvegarde comme UpdraftPlus permet déjà de sauvegarder votre site WordPress et d’envoyer la copie sur Google Drive. Vous pouvez aussi le faire manuellement en récupérant vos fichiers par FTP et votre base de données via l’hébergeur, mais c’est plus technique.
Les deux, toujours. Une sauvegarde complète contient les fichiers de votre site (dont wp-content) et la base de données WordPress. L’un sans l’autre ne permet pas de restaurer un site fonctionnel.
Non. Elles sont un filet de secours utile mais souvent limité aux deux derniers mois, et vulnérables au même incident que votre site. Gardez toujours une sauvegarde hors site indépendante.
Avec un bon plugin de sauvegarde, la restauration se fait en quelques clics depuis le tableau de bord WordPress ou directement depuis le fichier de sauvegarde. Le point clé : choisir un outil capable de restaurer votre site même s’il ne fonctionne plus du tout.
UpdraftPlus est le plus répandu pour les sauvegardes régulières automatiques, Duplicator excelle pour les migrations, All-in-One WP Migration pour une restauration très simple. Le meilleur est celui dont vous savez restaurer une sauvegarde sans stress.
Pour gérer plusieurs sites WordPress, utilisez un plugin qui centralise les sauvegardes et un stockage hors site commun. L’automatisation devient indispensable dès que le nombre de sites augmente.
Idéalement sur plusieurs supports : un cloud (Google Drive, Amazon), un service de sauvegarde dédié, ou un FTP chez un autre hébergeur. L’essentiel est qu’au moins une copie soit indépendante de votre hébergement principal.
À propos de l'auteur

Laurent Cipicchia
Laurent Cipicchia est développeur web et formateur SEO chez BienveNum. Spécialisé dans la création de sites WordPress, le référencement naturel et les automatisations, il aide les professionnels à mettre en…
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